les critiques de mlle Clara : Burn after reading


Ma note : 15 / 20
Quand Allocine raconte ... Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué à une réunion ultrasecrète au quartier général de l'Agence à Arlington, en Virginie. Malheureusement pour lui, il découvre rapidement l'objectif de cette réunion : il est renvoyé. Cox ne prend pas très bien la nouvelle. Il rentre chez lui à Georgetown pour écrire ses mémoires et noyer ses ennuis dans l'alcool - pas nécessairement dans cet ordre. Sa femme, Katie, est consternée, mais pas vraiment surprise. Elle a une liaison avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide alors de quitter Cox. Quelque part dans une banlieue de Washington, à des années-lumière de là, Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness, a du mal à se concentrer sur son travail. La seule chose qui l'intéresse, c'est l'opération de chirurgie esthétique d'ampleur qu'elle désire subir. Elle compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place. Linda est à peine consciente que le directeur de la salle de sport, Ted Treffon, est fou d'elle, même si elle rencontre d'autres hommes via Internet. Lorsqu'un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine. Alors que Ted se fait du souci, persuadé que "rien de bon ne sortira de tout ça", les événements se précipitent et échappent bientôt à tout contrôle, occasionnant une série de rencontres aussi dangereuses qu'hilarantes...
  Le succès retentissant de No country for old men plaçait la barre très haut pour Burn After Reading. Dans celui-ci, les frères Coen réalisent une comédie déjantée mais maitrisée et intelligemment subtile. A l'image des divers interviews de promotion du dudit film (notamment celles des deux compères Pitt et Clooney), tout le monde s'amuse dans un joyeux bordel mêlant quiproquos et fausses pistes, absurde et situations cocasses, critique et satire d'une société américaine individualiste, futile et paranoïaque. Un film en fait assez sombre, à l'intérieur duquel des vies assez banales vont basculer pour un élément perturbateur, au final peu important, dans quelque chose de totalement dément où s'enchaînent surprises et idioties. Afin de rendre le tout le plus jouissif possible, les frères Coen s'entourent d'un casting de pointe et se plaisent à jongler avec auto dérision et décalages ; Brad Pitt est divin dans un contre-emploi assumé détonnant en prof de gym niais qui a pour valeurs sûres un chewing-gum et son ipod, George Clooney trompé par sa femme (qui l'eût cru ?! XD) a des obsessions savoureusement drôles tant elles sont stupides, John Malkovich à fleur de peau après avoir démissionné pète un câble (il suffit de voir ou plutôt d'entendre les innombrables qu'il peut prononcer dans la VO), Frances McDormand, jolie surprise, est très déterminée à obtenir son opération de chirurgie afin de trouver l'amour, Tilda Swinton est exquise en beauté froide, avec pour les rassembler tous, une certaine crétinerie. George Clooney et Frances McDormand. StudioCanalDialogues piquants (scène où Mr. Cox veut dire à sa femme qu'il n'a plus d'emploi et elle qui ne pense qu'à son fromage), scènes mémorables (le personnage de Linda cherchant avec quel homme elle a rendez vous, Chad dansant ou tentant de faire chanter Osbourne Cox par téléphone), répliques cultes ("on le bigophone ?"), mise en scène de grande finesse,  loufoque, farfelu, irréverencieux, sarcastique, intelligent, rien ne manque pour qualifier le dernier film des frères Coen, sûrement le film le plus spécial de l'année. A mon avis, on aime ou on déteste. C'est radical, mais il suffit de regarder les diverses critiques pour se rendre compte que c'est authentique... ;)

Un point rapide : Un film où tout le monde s'amuse ; l'acteur comme le spectateur.
le blog de Mlle Clara

Commentaires

Ca me chagrine un peu de

Ca me chagrine un peu de voir que l'excelent Burn After Reading n'obtient qu'un petit 15/20. Je trouve ça peu payer par rapport à remake de la boom (lol) idolâtrant la jeunesse progressiste, les "jeunesses sarkozy". C'est dommage

Portrait de Antoine DUFOUR

Burn after reading un film déconcertant

Un film subtile, intelligent et finalement très drôle même si on ne s'en apperçoit pas tout de suite.
Mais attention une histoire peut en cacher une autre...