Les critiques de Mlle Clara : LOL
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Ma note : 14.5 / 20
Quand Allocine raconte ... LOL ? Ca veut dire Laughing Out Loud - mort de rire - en langage MSN. C'est aussi comme ça que les amis de Lola l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le coeur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été. Et sa bande de potes a le don pour tout compliquer. Tout comme sa mère, Anne, avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce qu'elle ignore ce que LOL signifie. Que ses parents aient divorcé est une chose. Qu'Anne traite son ado comme une enfant en lui mentant sur l'essentiel, par exemple sur le fait qu'elle revoit son ex en cachette ou qu'elle se fait draguer par un flic, en est une autre. De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille. De la fusion à la confusion, les relations mères-filles bouillonnent d'amour et de LOL.
1980. Claude Pinoteau réalise La Boum, comédie racontant les déboires de Vic, adolescente de 13 ans avec dans le rôle titre la jolie Sophie Marceau et un bel engouement à la clé qui conduira à une suite. 2009. Quasiment 30 ans plus tard. Lisa Azuelos dirige dans LOL (soit Laughing out Loud, mort de rire en langage msn-ien) la même actrice dans un scénario similaire mais cette fois-ci, c'est en tant que mère que Sophie Marceau doit s'affirmer. Face à elle, la jolie Christa Theret, déjà vue et applaudie dans le très réussi Et toi, t'es sur qui de Lola Doillon, interprète Lola, une jeune lycéenne pleine d'énergie et de fraicheur. Naturelle et toujours de grande justesse, elle n'est pas étrangère au réalisme du film, l'un de ses plus grands atouts. Elle est ici
une actrice accomplie qui n'en fait ni trop ni pas assez à l'image du reste du jeune casting. Des bouilles sympathiques, du talent à revendre et du dynamisme qui apportent à LOL un rythme qui ne faiblit pas. Du copain arrogant à la coureuse de garçons en minijupe, du musicien sexy au bourgeois bien moins coincé qu'on ne pourrait le croire, divers profils s'opposent dans cette bande de copains tous équipés d'un ordinateur Apple portable et d'un ipod, vivant au cœur de Paris dans des appartements gigantesques. Lisa Azuelos dépeint ici le quotidien d'une jeunesse pour le moins friquée mais dont les relations et et les doutes sont universels à tous les adolescents.
Aux histoires de cœur de Lola se répondent celles de sa mère tout au long du film. Une mère aux mêmes discussions que sa fille avec ses amis mais dont les remarques et les interrogations très crédibles la rendent touchante. Sophie Marceau s'en tire bien avec son aisance habituelle en maman inquiète de voir sa fille grandir, devenir une femme et accessoirement faire des conneries. Un jeu de miroir régulier, bien trouvé et mis en scène avec beaucoup d'élégance malgré le fait que les parents sont presque tout aussi ados que leur fille. Le parallèle reste intéressant et si le scénario connaît parfois des faiblesses et peut se montrer prévisible (notamment l'une des scènes de la fin, lorsque le père de Maël, auparavant très réticent à ce que son fils se lance dans la musique, se rend compte pendant un concert de celui-ci qu'il est très prometteur et très doué), on ne voit pas le temps passer. De nombreuses scènes amusent et surprennent comme celle où la jeune fille en bave littéralement pour son professeur de mathématiques alors qu'elle est face à lui sur fond de la chanson L'amour comme à 16 ans, interprétée par Marie Laforet,
qui, rappelons-le, est la mère de la réalisatrice. Un clin d'œil original comme celui à La boum ; en effet, en plus d'avoir choisi l'actrice phare du précédemment cité, on entend le devenu fameux slow de celui-ci, diffusé das un supermarché. Sans oublier le voyage scolaire à Londres, ou l'occasion d'oublier toutes les préoccupations parisiennes et de renforcer les liens... Sur fond de bande originale très rock'n'roll et parfaitement adaptée à l'univers dépeint, c'est donc un remake de La Boum, en version moderne, qui ne paie pas de mines pour ses faiblesses de scénarios mais qui se révèle attachant et réaliste, énergique et rythmé.
Un point rapide : Lisa Azuelos évite les écueils et les clichés du film d'ados sur et avec des ados avec brio et sympathie. Pas le film de l'année mais un très agréable divertissement.







