Critique cinéma
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Quand Allocine raconte ... "Curieux destin que le mien..." Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L'étrange histoire de Benjamin Button : l'histoire d'un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps...
Depuis 2 mois, l'affiche de « L'étrange Histoire de Benjamin Button » est placardée partout. Impossible donc de louper le nouveau David Fincher avec, de plus, une tête de casting imposante puisque le couple central est interprété par Brad Pitt et Cate Blanchett, de nouveau réunis après le puissant Babel. 2h40 pour un film, il y a de quoi s'inquiéter... mais c'était sans compter que la mise en scène est de David Fincher. Au fur et à mesure que Benjamin Button rajeunit, le film s'étire lentement mais toujours avec grande délicatesse et subtile finesse.
Chaque plan, chaque scène est un bonheur tant pour les yeux que pour les adeptes de cinéma. La scène qui reconstitue l'accident de Daisy et qui montre comment il aurait pu ne pas avoir lieu est surprenante de réalisme. Sans jamais se laisser dépassé par des effets spéciaux aussi inévitables que somptueux, David Fincher nous livre une histoire d'amour complexe mais de grande tendresse navigant avec brio entre émotions, humour et love story. Car celle-ci vaut bien toutes celles qu'on a pu voir auparavant; fascinante, attachante et originale, elle enchante, séduit et émerveille évitant le tragique et le mélodrame. Les maquillages, les costumes et les décors sont époustouflants et donnent au film une dimension esthétique de toute beauté.
Mais bien sûr, « L'étrange Histoire de Benjamin Button » ne serait rien sans son couple principal formé par Brad Pitt, renouant ici avec David Fincher après Seven et Fight Club, et la belle Cate Blanchett. Leur histoire, commençant dans une maison de retraite où lui, enfant dans un corps de vieillard la rencontre elle, petite fille rendant visite à sa grand-mère. Ils se découvrent, s'apprivoisent et tombent amoureux. Leurs parcours est atypique, difficile, semé d'embûches ou plus simplement voué à l'échec. Mais la force de cet amour sans cesse mis en péril par les affres du temps, captive et fait rêver. Brad Pitt est magistral, de la personne âgée à l'adolescent, il rompt une fois de plus avec son physique de jeune premier pour se consacrer à un rôle à la hauteur de son talent.
Face à lui, la gracieuse et élancée Cate Blanchett, dans un jeu tout en pureté avec qui il forme un couple des plus sublimes. Autour d'eux le reste du casting vient compléter cette fresque poétique ; de l'énergique Traji P. Henson à la beauté froide de Tilda Swinton (décidément partout ces derniers temps) en passant par le naturel de Julia Ormond. « L'étrange histoire de Benjamin Button » est une love-story intense à laquelle il est donc difficile d'être indifférent. Le temps passe plus vite qu'on ne l'aurait pensé, il suffit de se laisser porté par ce chef d'œuvre que l'on peut d'ores et déjà considéré comme l'une des principales réussites de 2009.
Un point rapide : La puissance du film n'a d'égale que la beauté de ce qu'il raconte et comme il le raconte. Lire la suite »
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Ma note : 17.5 / 20
Quand Allocine raconte ... Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue. Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.
Entre ses 8 Oscars, ses 7 récompenses aux BAFTA 2009 ou encore ses 4 Golden Globes, le moins qu'on puisse dire c'est que Slumdog Millionaire rafle les mises, et pas des moindres. Après le brillant Sunshine, le dernier Danny Boyle était très attendu. Des plus réticents à ceux grands fan de ce dernier, il a su conquérir un public avide de film fort et intense. Intense est d'ailleurs certainement l'adjectif le plus précis pour qualifier la mise en scène audacieuse, rapide et originale mais toujours travaillée avec soin de Danny Boyle, à la cadence des courses effrénées à travers les bidonvilles de Mumbai de Jamel et Salim. C'est une virée au cœur de l'Inde qui nous est offerte avec une photographie magnifique,
qui fait de chaque plan une merveille pour les yeux. Avec pour toile de fond, l'exploitation des enfants pauvres sur lequel Danny Boyle pose un regard juste sans jamais basculer dans le mélodrame larmoyant et pour fil rouge, le fameux jeu télévisé « Qui veut gagner des millions ? », Slumdog millionnaire associe la dure et violente réalité avec l'espoir. Une pointe d'humour, des émotions savamment dosées, des flash back efficaces qui nous entraîne d'un moment de la vie de Jamal à un autre, aucun temps mort, une action élégamment répartie et un dépaysement total font de la recette du film un tout, intelligent, surprenant et savoureux.
Comme à son habitude, Danny Boyle s'entoure d'acteurs peu connus qui se font découvrir en même temps que leur talent. Car chacun, de Dev Patel (toutefois aperçu dans la série choc, Skins), en rêveur et amoureux transi à Freida Pinto, jolie et débrouillarde Latika en passant par le pas si mauvais Salim, interprété par Madhur Mittal, séduit, parfaitement à l'aise dans cet univers oriental dépeint avec réalisme et authenticité.
Aussi bien attachants que doués, on ne peut leur souhaiter qu'une longue et belle carrière, de même pour le reste du casting, notamment les enfants, simplement étonnants. Une scène finale en clin d'œil coloré et musical au cinéma bollywoodien très réussie et entrainante avec une chorégraphie à l'image du film ; pleine d'énergie. La bande originale, quant à elle, contribue à cet émerveillement total tout au long des 2 heures que dure le film (et que l'on voit absolument pas passer), atout incontestable de cette véritable aventure aux milles et une surprises, aux milles et une beautés, aux milles et une récompenses tout à fait méritées.
Un point rapide : Un flot de récompenses pour un film qui s'impose déjà comme l'un des meilleurs de cette année 2009, décidément très riche en merveilles cinématographiques.
- 2 minutes 6 secondes
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Ma note : 14.5 / 20
Quand Allocine raconte ... LOL ? Ca veut dire Laughing Out Loud - mort de rire - en langage MSN. C'est aussi comme ça que les amis de Lola l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le coeur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été. Et sa bande de potes a le don pour tout compliquer. Tout comme sa mère, Anne, avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce qu'elle ignore ce que LOL signifie. Que ses parents aient divorcé est une chose. Qu'Anne traite son ado comme une enfant en lui mentant sur l'essentiel, par exemple sur le fait qu'elle revoit son ex en cachette ou qu'elle se fait draguer par un flic, en est une autre. De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille. De la fusion à la confusion, les relations mères-filles bouillonnent d'amour et de LOL.
1980. Claude Pinoteau réalise La Boum, comédie racontant les déboires de Vic, adolescente de 13 ans avec dans le rôle titre la jolie Sophie Marceau et un bel engouement à la clé qui conduira à une suite. 2009. Quasiment 30 ans plus tard. Lisa Azuelos dirige dans LOL (soit Laughing out Loud, mort de rire en langage msn-ien) la même actrice dans un scénario similaire mais cette fois-ci, c'est en tant que mère que Sophie Marceau doit s'affirmer. Face à elle, la jolie Christa Theret, déjà vue et applaudie dans le très réussi Et toi, t'es sur qui de Lola Doillon, interprète Lola, une jeune lycéenne pleine d'énergie et de fraicheur. Naturelle et toujours de grande justesse, elle n'est pas étrangère au réalisme du film, l'un de ses plus grands atouts. Elle est ici
une actrice accomplie qui n'en fait ni trop ni pas assez à l'image du reste du jeune casting. Des bouilles sympathiques, du talent à revendre et du dynamisme qui apportent à LOL un rythme qui ne faiblit pas. Du copain arrogant à la coureuse de garçons en minijupe, du musicien sexy au bourgeois bien moins coincé qu'on ne pourrait le croire, divers profils s'opposent dans cette bande de copains tous équipés d'un ordinateur Apple portable et d'un ipod, vivant au cœur de Paris dans des appartements gigantesques. Lisa Azuelos dépeint ici le quotidien d'une jeunesse pour le moins friquée mais dont les relations et et les doutes sont universels à tous les adolescents.
Aux histoires de cœur de Lola se répondent celles de sa mère tout au long du film. Une mère aux mêmes discussions que sa fille avec ses amis mais dont les remarques et les interrogations très crédibles la rendent touchante. Sophie Marceau s'en tire bien avec son aisance habituelle en maman inquiète de voir sa fille grandir, devenir une femme et accessoirement faire des conneries. Un jeu de miroir régulier, bien trouvé et mis en scène avec beaucoup d'élégance malgré le fait que les parents sont presque tout aussi ados que leur fille. Le parallèle reste intéressant et si le scénario connaît parfois des faiblesses et peut se montrer prévisible (notamment l'une des scènes de la fin, lorsque le père de Maël, auparavant très réticent à ce que son fils se lance dans la musique, se rend compte pendant un concert de celui-ci qu'il est très prometteur et très doué), on ne voit pas le temps passer. De nombreuses scènes amusent et surprennent comme celle où la jeune fille en bave littéralement pour son professeur de mathématiques alors qu'elle est face à lui sur fond de la chanson L'amour comme à 16 ans, interprétée par Marie Laforet,
qui, rappelons-le, est la mère de la réalisatrice. Un clin d'œil original comme celui à La boum ; en effet, en plus d'avoir choisi l'actrice phare du précédemment cité, on entend le devenu fameux slow de celui-ci, diffusé das un supermarché. Sans oublier le voyage scolaire à Londres, ou l'occasion d'oublier toutes les préoccupations parisiennes et de renforcer les liens... Sur fond de bande originale très rock'n'roll et parfaitement adaptée à l'univers dépeint, c'est donc un remake de La Boum, en version moderne, qui ne paie pas de mines pour ses faiblesses de scénarios mais qui se révèle attachant et réaliste, énergique et rythmé.
Un point rapide : Lisa Azuelos évite les écueils et les clichés du film d'ados sur et avec des ados avec brio et sympathie. Pas le film de l'année mais un très agréable divertissement.
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Ma note : 15 / 20






